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Historique de la Fondation

Le tout a débuté il y a 21 ans, lorsque le fondateur, Jean Charest exerçait la fonction de maire à Ville d'Estérel, ville où se trouvaient 350 résidences permanentes et secondaires importantes et une population très à l'aise financièrement.

La municipalité voisine, jolie et très fière, comptant plus de 135 ans d'existence, avait un taux de chômage très élevé comme cela arrive souvent dans les municipalités plus rurales. Les besoins d'aide étaient donc nombreux et parfois même criants.

Considérant la grande disparité des besoins et des moyens des résidents de ces deux municipalités, M. Charest réalisa qu'il fallait faire quelque chose « entre voisins ».Possiblement pour éviter de blesser la fierté de la municipalité et, par le fait même, amener des réactions négatives, il s’est plutôt orienté vers un projet couvrant l'ensemble de la MRC composée des 12 municipalités voisines et qui vivaient des problèmes similaires.

Invité à titre de président d'honneur par l'Entraide bénévole des Pays-d'en-Haut dans sa campagne des paniers de Noël 1997 pour le Garde-Manger, il a pu connaître l'ampleur des vrais problèmes auxquels avaient à faire face certains de ses « voisins », notamment : le chômage, la maladie physique ou mentale, le décrochage scolaire, le vieillissement, l'isolement, la violence. Il a pris conscience des situations incontrôlables que vivaient nombre d' hommes, femmes et enfants auxquelles les solutions ne pouvaient être apportées que de l'extérieur.  Beaucoup de ces gens manquaient du strict nécessaire i.e trois repas par jour. Il n'aurait jamais imaginé des situations aussi précaires et urgentes!

Cette guignolée de 1997 avait aider près de 600 familles pendant la période des Fêtes.Mais qu'arrive-t-il à ces familles les 50 autres semaines de l'année? La réponse du président du conseil d'administration du Garde-manger fut : « C'est l'éternelle course aux trésors et le Garde-manger est très souvent à sec. »

Cette réponse a amené Jean Charest à réfléchir sur les conditions respectives de la vie, les moyens de se sortir des problèmes, la responsabilité et, finalement, sur l'équilibre social et environnemental lié à tant de disparités « entre-voisins ». Tous, nous connaissons un « voisin » qui a vécu une dégringolade suite à une perte d'emploi, entraînant des conséquences dont on ne se sort pas sans aide, comme la perte de l'estime de soi, la dépression, la solitude, la violence, l'alcoolisme, la drogue, la séparation, le manque d'argent pour répondre aux besoins les plus élémentaires de la famille avec tout ce que cela peut entraîner pour les enfants.

Nous ne pouvons rester indifférents, ni même indépendants les uns des autres puisque, que nous le voulions ou pas, nous faisons tous partie d'une même société. Pourquoi ne pas investir collectivement entre voisins, ne serait-ce que pour mieux protéger notre qualité de vie? La Fondation « Entre-Voisins » fut donc créée en 2000 avec pour objectifs:

    • Assurer à ses voisins ses trois repas par jour.  
    • Voir à ce que ses voisins aient des occasions de se valoriser et de retrouver leur fierté.
    • Créer de l'emploi de façon à ce que ses voisins qui ont la santé et les possibilités puissent retrouver leur autonomie.  
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    • Depuis et encore aujourd’hui, la Fondation Entre-Voisins est venue en aide au Garde-manger des Pays-d’en-haut, a soutenu un groupe de réinsertion pour décrocheurs à l’Atelier du Meuble et de Réinsertion d’Ahuntsic-Cartierville (AMRAC).  D’autres projets ponctuels ont été parrainés, tel une petite production-vidéo sur les liens intergénérationnels, une participation au Club des petits déjeuners pour les élèves de Ste-Marguerite, une demande médicale pour sauver un enfant d'une maladie grave.
  • Solidaires dans des fléaux majeurs comme par exemple : le désastre lors de l'inondation de Chicoutimi, le tsunami, etc, nous avons apporté une aide financière à la Croix-Rouge.

    Cependant, Jean Charest croyait sincèrement que ses voisins, pour se sortir de leurs difficultés, devaient se doter d’un moyen efficace pour améliorer leur sort, soit un changement d’attitude : ne plus accepter son sort sans vraiment tout tenter pour éliminer les obstacles à de petits succès. Chaque être humain doit créer ses propres défis et tenter de les réaliser.

    Parallèlement à cette réflexion, en automne 2004, on lui propose de faire la  traversée du Canada en vélo, soit le périple de Vancouver à Montréal. Auparavant en 2003, il avait fait une excursion de vélo de Montréal à Halifax. Ce fut une belle aventure et un beau défi personnel. Ainsi, après des mois de préparation, Jean Charest entreprît cette expédition de 5500 kms en 59 jours avec 7 autres participants. Le thème de cette folle aventure,  À chacun son défi, à chacun son Everest, devient dès lors une inspiration pour la Fondation Entre-Voisins. Dorénavant, la Fondation encouragera et supportera les organisations ou des individus dans l'organisation de programmes-défis, incitant les gens à se dépasser et ne pas devenir des enfants-rois, sans ambition ou aux crochets des autres.

    Ce thème a pris naissance lors d’une conférence-témoignage du Dr Martin Boileau, ophtalmologiste de la région des Pays-d’en-haut, résident de l'Estérel et ami de la famille de Jean Charest. Cet ancien athlète olympique avait présenté son ascension du Mont Everest et les défis inhérents à un tel rêve. La Fondation, sous le leadership infatigable de son président, concentre dès lors ses énergies pour lancer des projets-défis, qui bien souvent peuvent sembler insurmontables, mais qui une fois atteints, laissent un grand sentiment d’accomplissement et de fierté qui incite à se dépasser à nouveau.

  • Depuis, la Fondation a aidé, sur le plan organisationnel, des jeunes de 5e et 6e année d’une école de Ste-Marguerite à être responsables du financement de leur propre projet de compétition sportive inter-école, le Raid Multi-horizon. Ce fut un vif succès. La Fondation a aidé à réaliser trois Défis-Vélo, deux à Ste-Thérèse en collaboration avec le centre Domrémy pour les gens ayant des troubles d’alcoolisme, et un avec la Maison des Jeunes de Bordeaux-Cartierville.

    L’orientation du changement d’attitude devenait tellement essentielle aux yeux du fondateur de la Fondation, il fut proposé d’adopter le nom de Fondation À chacun son défi. Tout en soutenant des causes d’aide communautaire, tels les garde-manger desPays d'en Haut, La Corbeille de Bordeaux-Cartierville et Le Rosalie St-Léonard, elle inciterait particulièrement les jeunes à apprendre à se dépasser via des défis.

    En 2009, la Fondation À chacun son défi a participé au financement de six étudiantes infirmières dans un projet d’aide au Mali, en Afrique. Ces infirmières, en plus de leurs responsabilités professionnelles, ont relevé le défi d'amasser la somme de 25 000 $ par des sollicitations et activités financières. (Voir leurs témoignages)

    En 8 ans, la Fondation a investi plus de 150 000 $ pour raisons humanitaires.

    Le rêve mobilise l’effort lequel est un élément essentiel au dépassement qui, à son tour, amène un succès. Ce dernier, source de satisfaction,  alimente de nouveau l’envie et le rêve…